ACTUALITES JURIDIQUES
Cinq recettes pour vendre votre bien
17/06/2017
 

1. Donnez bonne impression

Une question clé à se poser : auriez-vous envie d’acheter le bien que vous proposez à la vente ?

Si vous ne répondez pas par l’affirmative instantanément, c’est sans doute que votre produit présente quelques « inconvénients ».

Une séance de rangement et de nettoyage sera la bienvenue. Désencombrez les pièces. Soignez le jardin. Evitez les accessoires défectueux. Finissez ce qui n’a jamais été terminé. Donnez un « coup de propre ».

Il faut que l’acheteur puisse se projeter dans sa future maison.

2. Pensez au home-staging

C’est un bon moyen de valoriser votre bien au niveau de son agencement, de son ambiance, de sa décoration et de son ameublement.

Les photos en publicité seront plus flatteuses.

Les acquéreurs potentiels seront davantage enclins au « coup de cœur » qui déclenchera l’achat.

Les petits ou gros travaux que vous aurez réalisés seront autant de « reproches » que les visiteurs ne pourront vous faire, ce qui réduira mécaniquement la marge de négociation qu’ils tenteront.

Optez toutefois pour le « qualitatif », ne vous contentez pas de quelques « coups de pinceaux » mal assurés.

3. Evaluez votre bien à sa juste valeur

Si votre bien est évalué au « prix du marché », il aura davantage de chance d’être vendu rapidement.

La vente d’un bien immobilier s’inscrit en effet dans une logique de marché, par rapport au volume de biens en vente, au dynamisme du marché, aux caractéristiques du bien, à ses spécificités, à sa situation, à son environnement, à son état, son attractivité, etc.

Il est indispensable que la mise en vente soit effectuée à un prix qui corresponde aux prix pratiqués sur le marché par rapport à des biens répondant à des caractéristiques comparables.

Les notaires et les agences immobilières implantés localement sauront vous guider et effectuer une évaluation conforme aux prix du marché.

4. Soyez raisonnables

Ne « surévaluez » pas votre produit, cela limiterait le nombre de vos acheteurs potentiels.

Soyez conscients des « atouts » : logement soigné, bien entretenu, environnement optimal, rareté des biens comparables sur le même secteur, etc., mais également des « faiblesses » ou des « défauts » de votre bien immobilier : environnement « compliqué », mauvaise isolation, ouvertures à changer, absence de stationnement, copropriété mal entretenue, etc.

Faites réaliser immédiatement les diagnostics techniques obligatoires, pour bien cerner les travaux à prévoir par votre futur acheteur (installation électrique à revoir, installation d’assainissement individuel à réhabiliter, etc.), qu’il ne manquera pas d’invoquer dans le cadre des négociations à venir.

Ne faites pas votre propre évaluation, en tenant compte de l’investissement total réalisé : prix d’achat + frais d’acte + honoraires de négociation + travaux réalisés depuis votre acquisition.

Une évaluation ne se résume pas à cette addition.

D’une part, le prix d’acquisition de votre bien s’inscrivait peut-être dans un contexte plus favorable qu’aujourd’hui.

D’autre part, tous les travaux que vous avez réalisés ont pu ne pas générer une « plus-value » pour votre produit.

Jouez la carte de la transparence, ne dissimulez aucune information qui pourrait être déterminante pour votre acquéreur ; une négociation efficace s’inscrit toujours dans le cadre d’une « confiance » réciproque.

Enfin, ne négligez aucune offre, même un peu « basse », privilégiez la négociation.

5. Confiez la vente à des professionnels reconnus

Comme tout propriétaire-vendeur, vous pouvez désigner un professionnel (notaire, agence immobilière, etc.) pour se charger de la commercialisation du bien que vous souhaitez vendre.

Optez pour des professionnels reconnus sur votre secteur.

Ne multipliez pas les intervenants.

Demandez des garanties en termes de publicité et de démarches qui seront engagées par les professionnels désignés pour la vente de votre bien.

Il est indispensable que les mandataires désignés soient sérieusement impliqués et déterminés à faire aboutir votre vente.

Demandez à obtenir des comptes-rendus des visites de votre bien.

Faites régulièrement le « point » sur votre mise en vente, pour ne pas que votre produit reste trop longtemps sur le marché, ce qui risquerait de susciter la « méfiance » de vos acheteurs potentiels.